Nord Vietnam



Après quelques jours à Hué, nous voilà donc a Hanoï, ville étape sur la route des montagnes du nord. Après presque trois mois, l'envie de se poser se fait sentir. On choisit donc de louer un appart et non une chambre d'hôtel. Arrivés à 1 h du mat, première déconvenue, on n'arrive pas à joindre le proprio. On finit par l'avoir, mais il nous oriente vers un appartement avec un seul lit double.... Puis nous propose deux appartements séparés par un étage.... Puis un grand appartement avec trois chambres. On en prend donc possession à 2h30 du mat, constatant sa propreté aléatoire. Mais bon, il est grand. Sauf qu'à trois heures, deux personnes tapent à la porte. Une des chambres était la leur. Ils acceptent de descendre dans l'appartement avec un seul lit mais doivent récupérer leurs affaires enfermé dans l'armoire de la chambre où dort Gédéon! 3h30, on peut enfin dormir, sauf que le couple en question repasse chercher la télécommande de la clim!!
 Le lendemain on a bien envie de profiter de la journée, et on part visiter le musée d'histoire militaire. Les enfants sont aux anges. Nous on découvre la guerre du Vietnam sous un autre angle, qui glorifie les combattants vietnamiens. Puis voilà, au milieu de l'après midi, on reçoit un message du proprio nous informant que la troisième chambre sera louée à d'autres personnes. On refuse mais cela nous occupe l'esprit la fin d'après midi. En rentrant le soir, nos affaires ont été déplacées et quelqu'un a prit une douche... C'en est trop, on change d'hôtel... Nous qui voulions être posés!

Pour le dernier jour à Hanoï, on découvre une ancienne prison construite à l'occasion de la colonisation française au 19°siecle. Après s'être extasiés devant les armes, les enfants voient un autre aspect du colonialisme et de la guerre.

Après une nuit difficile dans le bus où on ne dormira pas beaucoup, retour à la nature, on est à Hagiang. On se rend dans notre homestay au milieu de la campagne. Les enfants passent l'après midi à construire une cabane dans la rivière.

 
Influencés par notre hôte, on ne part pas de suite pour Hoang su phi, et on fait une rando par nous même sur les hauteurs. On rejoint des petits villages au milieu des rizières dans lesquels certaines personnes portent encore les habits traditionnels. On sera invité à manger le repas de midi par une famille. Mais les rizières ne sont pas encore cultivées et ne sont pas à la hauteur de nos images d'Épinal. On hésite sur la suite du parcours avant de nous décider à monter malgré tout à Hoang su phi.

C'est la bonne décision. Les paysages n'ont rien à voir. Les montagnes sont magnifiquement sculptés par les rizières et certaines sont déjà en eau. Un bain aromatisé aux plantes (remplissez une baignoire de thé et mettez vous dedans!) plus une nuit bien agréable, et nous voilà partis pour un trek de deux jours accompagnés d'un guide. Il fait très chaud, le Nord du Vietnam battra ce jour là son record de température ! Mais on se régale quand-même et dès l'après midi on est à nouveau invités par une famille. On ignorait que cela pouvait être dangereux. C'est avec douleur que l'on découvre pourquoi certaines connaissances Vietnamiennes tiennent si bien en soirée, elles ont de solides racines. 



L'alcool de riz coule à flot et tout le monde y participe sous le regard amusé des plus anciens.

 
On arrive péniblement à s'extraire pour reprendre la marche au milieu des montagnes constellées de rizières. Les cultures et les bêtes n'attendent pas, on croise pas mal de monde qui travaille malgré la chaleur. Heureusement, le soleil commence à taper moins fort et on est réinvité à boire.... Mais du thé cette fois. Il faut dire qu'ils en cultivent beaucoup aussi par ici, avec le maïs et les concombres. Les concombres! On finit par oublier d'en parler. Mais on nous en offre tout le temps. Salés, sucrés, natures, il est omniprésent dans l'alimentation. Heureusement, les enfants ont toujours aimé ça !






On est reçu comme des rois dans la nouvelle maison qui nous accueille pour la nuit. Cuisine pléthorique faite sur un foyer à même le sol. Le repas partagé très amical même si on se comprend difficilement. Mais du moment que l'on comprend "sự cạn ly", le tchin-tchin vietnamien, on est vite intégré ! 


On abandonnera rapidement notre guide et notre hôte ensemble pour coucher les enfants. L'excuse facile qui nous permettra de ne pas avoir trop mal à la tête le lendemain matin.



C'est la redescente des montagnes. A trois heures, on doit attraper un bus. Peu à peu, les motos font leur réapparition. Ne croyez pas que cela veut dire que l'on marche sur la route. Ils roulent partout. Sur les chemins, même raides, à plusieurs, avec un meuble accroché ou plein d'outils... Rien ne les arrête ! On aura quand même droit à la pause de midi à une petite baignade dans une eau.... presque propre. Juste quelques bottes, des plastiques et trois buffles qui se baignent avec une petite fille juste au dessus de nous. Mais on a eu tellement chaud !!!




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