Quand les choses se compliquent

 Nous voilà repartis après cette journée de repos. Il est difficile de quitter le confort du bungalow mais un grand soleil nous aide et nous motive. Une trentaine de kilomètres nous attendent avant  une très grosse étape le lendemain et plusieurs montées.

On avance très vite sur de bonnes pistes roulantes. En milieu d'après-midi on est donc déjà arrivé. On décide de faire rapidement les courses avant de repartir pour réduire l'étape du lendemain. Lorsque on sort des emplettes, un crachin s'est mis à tomber. 

Hésitation. 

On part quand même.

Rapidement, le choix s'avère le bon. Les arcs en ciel remplacent la pluie et on avance bien. En chemin, on croise un énorme tracteur monté sur chenilles. Cela aurait dû nous mettre la puce à l'oreille... Mais on est content, les enfants s'extasient, on prend des photos, et on avance. 

Le chemin devient boueux, mais on peut rouler sur les bas côtés. Le temps se remettant à l'orage,  on plante les tentes sur le bas côté de la piste. Lorsqu'un agriculteur s'arrête et nous indique une bergerie derrière la colline, à 400m... Alors on déplante tout et on y va. L'idée ne plaît pas aux enfants, mais une fois installés à l'abri du froid autour d'une table, ils apprécient de passer la soirée au sec, en ayant un peu moins froid.



Le réveil est cruel. Une pluie fine tombe. On n'a pas le choix. On doit y aller. La montée redoutée se passe bien. On pousse un peu mais ça passe vite. Au col, on a une vue dégagée qui douche tout espoir d'avoir meilleur temps à un moment de la journée. On s'élance donc dans la descente pressés d'en finir. Il reste 20 km...


Trois heures plus tard on sera cinq kilomètres plus loin.... En bas de la descente on est littéralement plantés dans la boue. Impossible d'avancer. Un temps on arrivera à pousser dans les bas côté herbeux. Mais on ne peut éviter de temps en temps de revenir s'enfoncer dans la boue collante de la piste. Les roue se bloquent en quelques mètres. 

Enlever la boue, d'abord avec des bâtons, puis directement avec les mains. Une bonne galère..,.





Trois heures plus tard, sans manger, on arrive à la route. Un arc en ciel illumine le ciel à l'image de notre entrain.

Ce sera de courte durée. Le crachin revient et se transforme en pluie. La circulation sur la route n'est pas très agréable . Il fait froid. Les douze derniers kilomètres se feront sans plaisir, en une grosse heure la tête dans le guidon. Quelle étape !

On se trouve une chambre d'hôtel et on s'offre un restau le soir. On l'a bien mérité. D'autant qu'on ne le sait pas encore, mais la suite ne va pas être facile non plus !



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