Le vélo terminé, il nous faut retourner sur Brisbane. Pierre descend donc en bus récupérer une voiture de location avant que nous nous attaquions à 1900 km d'asphalte. Nous pensions rouler une nuit en nous relayant, mais les choses ne sont pas si simple ! La voiture n'a pas de pare buffle, et une fois la nuit tombée, les kangourous aiment traverser dans les phares. Les sangliers de chez nous en quelque sorte, mais en beaucoup, beaucoup plus nombreux.
On commence donc par une randonnée dans alligator gorge qui se trouve juste à côté du magasin de vélo qui a accepté de redescendre gracieusement les vélos sur Brisbane ( un grand merci à eux ).
Les gorges sont très jolies, avec des arbres et des rochers presque de la même couleur, mélange de gris et d'orange. Un beau petit bol d'air avant de s'enfermer dans la voiture.
La conduite est stressante, toujours à l'affût du reflet jaune des phares dans les yeux des kangourous. Rapidement on emboîte le pas d'un "road train" qui sont les véhicules les plus rapides sur ces routes équivalentes à nos nationales. Eux foncent à 110km/h, sans freiner en cas d'animaux sur la route. Les gros pare-buffles qui ornent l'avant de ces mastodontes prends alors tout son sens.
On passe donc quelques heures coller à leur derrière histoire d'avancer un maximum. Quand la fatigue arrive, il n'y a qu'à poser le bivouac sur une des aires de repos.
Ici, l'Australie est vide, pelée. On ne croise presque personne, juste une poignée de petites villes sur les 1500 premiers kilomètres. On fera une petite pause pour observer une immense mine d'or, et c'est tout. On n'a fait que rouler... On aurait imaginé un calvaire. Mais non. Les enfants sont tellement fatigués qu'ils semblent contents de passer la journée dans une voiture. Dessins animés, coloriages, chansons.... Enfin tranquilles pensent ils visiblement😄
Quelques autres petits stops, un bivouac de plus au bord de la route et nous voilà au départ d'une nouvelle petite rando. On marche au milieu d'une forêt semi tropicale ! La transition est brutale et amusante. On fait 1600km de désert pelé et monotone (ça a son charme), et on finit sur la chaîne de montagne qui arrête tous les nuages venus de l'océan.
Il ne nous reste plus qu'à faire notre dernier bivouac dans un champ où on prépare les sacs que l'on laisse en Australie, et surtout ceux avec des affaires pour les pays chauds...
A nous les îles !!



Les photos sont toujours aussi magnifiques et le récit, tellement vivant 😉 On se croirait avec vous 🤗 Belle continuation. Marie
RépondreSupprimer