Ratanakiri

 


La dernière semaine au Cambodge se passera donc au Ratanakiri, région du Nord ouest du pays 

Nous arrivons sans trop de programme et commencerons donc par une journée de baignade dans un ancien cratère dont l'eau est claire. C'est la première fois que l'on peut voir à plus de dix centimètres à travers l'eau depuis notre arrivée au Cambodge ! Les enfants passeront leur journée à sauter des arbres de toujours plus haut. Tout cela est bien agréable car il fait toujours aussi chaud et lourd. Les pics de chaleur de l'Asie du Sud-est font des titres de journaux, nous on aimerait bien que cela se calme un peu.


Mais bon. A lire les guides et autres blogs, les deux attractions du coin semble être des cascades et des treks dans la jungle. 

On programme donc un trek de deux jours et une nuit dans le parc national pour le jour d'après et on se lance dans une tournée des cascades.... Dans un pays aussi plat, les choses deviennent vite une attraction et c'est un peu blasés et inquiets pour la suite que nous rentrons à l'hôtel. Ces cascades ne valent clairement pas le détour, surtout en saison sèche


Départ pour la jungle. On commence par une heure de tuk-tuk sur les pistes de sable rouge. Pour un peu, on se croirait au Salagou . On enchaine ensuite sur une demi heure de pirogue à moteur qui nous dépose au bord de la rivière où nous attendent nos deux guides. Le gérant de l'hôtel a oublié de nous préciser que chacun doit porter son hamac-moustiquaire. On bricole donc un pseudo sac à dos avec les tee shirts des enfants pour qu'ils puissent porter les leurs... On part quand même pour six heures de marche, ça commence bien.

La première heure permet de rejoindre le parc à travers champs, quasiment sans ombre. En chemin le guide nous présente notre première découverte, et pas des moindres. Le sol est jonché de trous.... Il extraira de l'un d'eux une très belle tarentule. S'en suivra quelque temps plus tard la dégustation d'une racine appelée "ratang", pas mauvais du tout, preuve qu'il y a de quoi survivre dans la jungle malgré araignées...et serpents. En chemin on croise aussi un chasseur avec une arbalète en bois, flèches en bambou !






L'arrivée au camp nous permettra de nous rafraîchir dans la rivière...et de fabriquer un radeau en bambous. Enfin, d'assister à sa fabrication à la grande déception des enfants qui étaient déçus de ne pas pouvoir le faire eux-mêmes ! Disons qu'ils gardent l'idée, pas sûr que dans la garrigue on ne se retrouve pas bientôt avec un quelconque radeau. La mauvaise nouvelle c'est qu'à défaut de moustiques, ce pour quoi nous étions à peu près préparés, on se retrouve avec des nuées d'abeilles qui ne piquent que si on les tape ! Il faut donc supporter leur présence sur nous sans broncher. Pas facile...

Heureusement, elles se couchent avec le soleil nous laissant le plaisir de manger un bon plat cuisiné dans un bambou, sur un feu de bois, au bord de la rivière... accompagné d'un petit alcool de riz servi dans un bol en bambou évidemment ! 

Avant d'aller se coucher, on va poser quelques lignes de pêche pour le petit déjeuner. La nuit s'annonce épique serrés dans nos hamacs moustiquaires. Les enfants ne sont pas complètement sereins avec toutes les bestioles qu'ils ont pu admirer mais finalement ça se passera mieux que prévu, OUF!

Le thé aussi se fait dans du bambou avant de reparti pour 6h de rando supplémentaire, véritable stage commando! On finit rincés et épuisés par la chaleur. Le bain dans la rivière

sera un véritable soulagement avant de retrouver une douche et un peu de confort. En chemin on aura découvert un arbre qui, coupé laisse s'échapper un liquide bien agréable...on ne meurt donc pas non plus de soif dans la jungle. 

Petite pensée quand même à tous ces soldats qui livrèrent bataille durant le conflit khmer, dans cet environnement hostile pour ceux qui n'y sont pas nés...





1 commentaire:

  1. Oh mon dieu les bestioles 😱 Nina et Manon relativisent maintenant ! Bisous 😘

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